14/12/2007

Salar d'Uyuni

Nous avons quitté Tupiza à bord d'un bus aux allures simplistes et au confort modeste. La piste fut longue et éprouvante, surtout avec un péruvien à moitié sur vous faute de place dans l'allée centrale (et oui pas évident de faire rentrer dans un bus avec une quarantaine de sièges, 70 personnes, une cinquantaine de sacs dont 3 gros de 50 kilos de récolte chacun, et une chaîne HiFi). Heureusement le trajet ne fut que de 8 heures sur une piste défoncée, avec cinq longues minutes de pause pour manger un sandwich bourré de graisses saturées acheté à la va-vite au milieu d'un marché douteux, le tout avec le même CD de musique bolivienne mis de sorte à couvrir le bruit d'une fusée au décolage. C'est donc vidé de tout que nous sommes arrivés à Uyuni, ville fantôme construite au milieu du désert autour d'une base militaire. Enfin, la ville d'Uyuni s'est pas mal développée grâce au tourisme ces 25 dernières années, faisant de celle-ci une ville étape sans aucun intérêt. C'est ici que nous avons retrouvé Laurence et Tristan, un couple de belges que nous avions déjà rencontré au Pérou et à la Paz, pour organiser notre visite du Salar. Il faut savoir qu'une bonne visite passe par le choix d'une bonne agence et autant dire qu'il vaut mieux être bien renseigné pour éviter les petites déconvenues et autres arnaques boliviennes en tout genre. Grâce à la perspicacité belge (que nous remerçions encore une fois) nous avons eu un tour "à la carte" hors des tours aseptisés. Le problème de l'agence étant réglé, nous étions préoccupés par la météo. A Tupiza, plusieurs guides nous avaient déjà dit qu'il venait de pleuvoir sur le salar, faisant de celui-ci un miroir parfait refletant le ciel, si bien que tout sur le salar semble flotter dans un univers azur sans limites. A posteriori, ce cadre idyllique ne s'est jamais produit durant notre visite mais un fine couche d'eau était bien présente par endroits créant des effets magnifiques. Le salar est un lieu unique et nous étions très impatients de pouvoir enfin naviguer dans ce monde surréaliste. La veille de notre départ nous sommes partis visiter le cimetière de trains avec nos amis belges et deux autres belges voyageant à vélo.
Cimetière de trains
Voilà, nous prenons enfin la route ! L'enthousiame était palpable et l'eau bien au rendez-vous.
Premières vues sur le Salar
Le Salar est toujours exploité mais de manière trés modeste, nous en avons eu un aperçu dès les premiers kilomètres.
Exploitation du Salar
Tas de sel
Les premiers instants sur le salar sont intenses, le lieu tient toutes ses promesses et nous restons ébahis par la beauté du paysage que nous parcourons. Notre première étape aux portes du salar consiste en la visite d'une coopérative de traitement de sel. Le premier choc viendra plus tard, quand nous rejoindrons l'hôtel de sel au milieu de nulle part sur la grande dalle blanche. Aucun repère de profondeur ne subsiste sur le salar, c'est le moment de faire des photos montage, on vous laisse apprécier le résultat.
L'hôtel de sel

I believe I can fly

Le Salar, un lieu où tout peut se produire

Vraiment tout
Nous reprenons la route sur le salar. Le vehicule roule tout droit au milieu de nulle part, notre chauffeur en profite pour faire une petite sieste au volant. Il se réveille de temps en temps pour rectifier le cap, le salar est immense et nous passons l'après midi seuls à rouler dessus, c'était génial.

Dalles de sel

Notre véhicule

Nous sommes arrivés en fin d'après midi à Coquesa, un petit village au pied du volcan Tunupa. Le volcan dommine l'extrémité nord du salar, son cratère éclaté offre des couleurs magnifiques.

Le volcan Tunupa

Nous nous installons au village pour passer la nuit. Bernardo, notre chauffeur, est très sympathique, et par excès de gentillesse ou peut être parcequ'il n'avait pas le courage de nous dire non, il nous a confié son 4/4 pour qu'on puisse aller seuls (il est resté préparé la cuisine) voir le coucher de soleil sur le salar. C'est ainsi que sans permis, j'ai pu conduire un 4/4 au milieu du salar, énorme !

Coucher de soleil

Cette première journée reste inoubliable, tout était réuni pour. Nous avons eu la chance de pouvoir faire le salar avec Laurence et Tristan, il a fait beau et il y avait un peu d'eau, cette journée était parfaite, les autres le seront tout autant.

1 commentaire:

Dad a dit…

Super les truquages, vous vous êtes amusé comme des fous !
Et ça rend super bien !
Le lieu s'y prête, c'est vrai !